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Les questions du 5 novembre 2009

Gestion des surfaces en herbe 2010

 

Question :

Dans le Face à la PAC de la semaine dernière, vous abordez les obligations de maintien des surfaces en herbe. Le problème, c’est qu’on a eu l’information officielle tardivement, notamment avec une feuille récapitulative jointe début octobre avec la lettre de fin d’enregistrement du dossier PAC 2009, et j’ai déjà labouré fin août des pâturages permanents fortement dégradés à cause de la sécheresse. D’habitude, j’implante une culture pour " refaire " la parcelle et je la remets en herbe l’année suivante. Qu’est ce que je risque à faire comme ça ?

Réponse :

Jusqu’à maintenant, en effet, il était possible de retourner les pâturages permanents (prairies naturelles + prairies temporaires de plus de 5 ans). L’obligation de maintien était gérée par le suivi d’un ratio annuel national pouvant a posteriori imposer la réimplantation dans le cas d’une diminution de la surface. Par ailleurs, dans le secteur, le renouvellement des prairies se fait classiquement en insérant une ou deux années de culture.

Ceci étant dit, ces nouvelles obligations " accompagnent " la prochaine revalorisation des DPU qui sera calculée sur les surfaces en herbe et le ministère a apporté des précisions pour prendre en compte certaines situations et permettre le cas échéant quelques dérogations :

Question :

Un exploitant a arrêté son activité d’élevage et a commencé à convertir ses prairies en grandes cultures. Devra-t-il respecter les exigences de la BCAE herbe dès 2010, en sera-t-il exonéré ou aura-t-il un délai pour se remettre en conformité ?

Réponse :

De manière générale, il convient que cet agriculteur réimplante dès que possible des surfaces en prairies, notamment dans la perspective des contrôles de conditionnalité 2010. Cependant, si l’arrêt de son activité s’est fait dans le cadre d’une restructuration accompagnée par l’état (cessation laitière notamment), l’agriculteur sera exonéré de cette exigence.

Question :

En 2008, un certain nombre de céréaliers ont déclaré leur gel en prairie temporaire, puisque le gel n’était plus obligatoire. Or, si la référence retenue est l'année 2008 pour la BCAE " gestion des surfaces en herbe ", une référence en prairie temporaire pourrait être attribuée à ces céréaliers. Comment est-il prévu de gérer ces situations ?

Réponse :

Il est prévu que ces surfaces en prairies temporaires ne soient pas comptabilisées dans le ratio individuel de l’exploitant, sous réserve que celui-ci apporte bien la preuve que, l’année précédant l’année de référence, la parcelle était déclarée en gel.

Question :

Peut-on régénérer les prairies permanentes qui sont dégradées en dehors de la destruction exceptionnelle par le gros gibier ? Le retournement d'une prairie naturelle dégradée avec réensemencement en graminées et trèfle pour amélioration des qualités fourragères pourra-t-il être autorisé ?

Réponse :

La BCAE " gestion des surfaces en herbe " prévoit un strict maintien, sans retournement, des prairies naturelles (PN). Pour autant, le retournement de ces prairies est possible pour les seuls cas de circonstances exceptionnelles (par exemple, dégât de gibier). Ces situations doivent être signalées à la DDAF/DDEA avant les travaux. Les surfaces doivent être réimplantées immédiatement dans un couvert herbacé et continuer à être déclarées dans le dossier de surfaces en PN. Ainsi, s’il s’agit juste d’améliorer le potentiel de la PN, il n’est pas possible de la retourner (un travail du sol superficiel est néanmoins autorisé).

Par ailleurs, je précise qu’il est prévu " une certaine souplesse encadrée au niveau départemental pour prendre en compte les installations ".

 

Question :

Tout est-il définitivement calé sur ces nouvelles obligations de maintien des surfaces en herbe ?

Réponse :

Non pas tout à fait. Certaines modalités sont encore en discussion entre la profession et le ministère, en particulier en ce qui concerne :

  • La suppression de la notification préalable à la DDAF de retournement de PT+5…
  • Une tolérance sur la réimplantation des PT+5, mais dans la limite de l’évolution des surfaces départementale en PT+5…
  • Le cadre départemental pour les nouveaux installés…
  • Les reconversions d’élevages en difficultés…

Ces derniers points seront arbitrés prochainement au regard du niveau du " ratio pâturage permanents 2009 " à paraître d’ici peu… Affaire à suivre.


Rédacteur : Alain GUILLON


Votre interlocuteur PAC

 

Dernière mise à jour : 17 nov. 2009

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