Page d'Accueil

La Chambre

Publications Infos pratiques Actualité C.F.E. Emploi Ferme Vienne Bienvenue à la Ferme
Infos Pratiques

PAC

 DPU

Aides Végétales

Aides Animales

Jachères

MAE

ICHN

Conditionnalité

PAC Foire aux questions

Autres réglementations 

Plan Végétal Environnement

Intervention, taxes  céréales

Directive Nitrates

Aides à l'installation

Conditions d'octroi

Capacité professionnelle

Plan Dével. Exploit. (PDE)

Dotation Jeune Agricult.

Prêts bonifiés  (PAM)

Autres aides 

Agriculture Biologique   

Fiches pratiques

Infos juridiques

Contrôle des structures

Fermage

Prix des terres agricoles

Usages locaux

Les sociétés agricoles

Famille, successions

Sujets divers

Droit et DPU

Formations

 

Statut du Fermage

Les cas de résiliation judiciaire à l'initiative du bailleur

 

Un peu d’histoire

Ce sont des causes historiques, économiques et politiques qui expliquent qu’en France, il y a dissociation entre la propriété et l’usage du foncier agricole.

 

Promulgué en 1946, le statut du fermage qui soumet le bail à ferme aux impératifs de la loi n’a fait qu’accroître, par des évolutions législatives régulières, la protection de l’exploitant au détriment de la liberté du propriétaire.

A l’origine cette protection était nécessaire pour permettre une stabilité de l’exploitant, preneur à bail.

 

Aujourd’hui certains propriétaires peuvent considérer cette protection exagérée. Néanmoins le statut du fermage, qui se veut équilibré accorde au bailleur des moyens de sanction contre leurs preneurs défaillants.

 

Défaut de paiement

En signant un bail, le fermier s’oblige à respecter les dates de règlement du fermage, soit généralement le 29 septembre.

Il s’agit là d’une date impérative qui doit être respectée absolument sachant que le fermage est payable à terme échu.

En conséquence, dès le 30 septembre, le bailleur non réglé pourrait engager les procédures de recouvrement et faire courir les intérêts au taux légal sur les sommes dues.

Le retard dans le paiement des fermages n’est toutefois sanctionné par la résiliation que si existe :

- deux défauts de paiement concernant tout ou partie du fermage,

- et persistance du défaut de paiement 3 mois après mise en demeure.

Un bailleur qui ne souhaite pas se laisser abuser par un mauvais payeur ne doit donc pas attendre un paiement illusoire et mettre son locataire en demeure de payer son fermage par lettre recommandée avec accusé de réception. Afin d’être efficace, cette mise en demeure doit respecter le formalisme exigé par le Code Rural.

En effet, une prescription quinquennale existe sur les loyers et fermages : au bout de 5 ans, vous ne pourrez plus réclamer les sommes non réglées.

Négligence du preneur

Le manque de diligence du preneur quant à l’entretien ou l’exploitation des parcelles louées n’entraîne la résiliation du bail qu’exceptionnellement.

Elle n’interviendra que si les agissements du preneur sont de nature à compromettre la bonne exploitation du fonds.

Une réparation est possible dès lors qu’il y a preuve d’un préjudice important (dégradation du patrimoine…).

La preuve du mauvais entretien résultera généralement de constatations faites par expert en comparaison à l’état des lieux dressé entre les parties au moment de l’entrée en jouissance du preneur.

Il est donc conseillé d’établir un état des lieux pour chaque nouveau fermier afin

de conserver une trace constatant la situation du bien laissé à bail.

Non respect des obligations d’information du bailleur par le preneur

Le bailleur sera à même de demander la résiliation du bail lorsque le preneur ne lui aurait pas demandé une autorisation afin de céder le bail à un enfant ou d’apporter le bail à une société.

En effet, ces actes nécessitent l’accord préalable du bailleur. Dans le cadre d’une cession refusée, le preneur aura la possibilité d’exercer un recours devant le Tribunal Paritaire des Baux Ruraux afin d’obtenir cet agrément. Tel n’est pas le cas de l’apport du droit au bail à une société civile d’exploitation.

Lors d’un échange de parcelle entre fermier, d’une mise à disposition du bail ou d’un assolement en commun, le preneur doit informer le bailleur de ces changements.

Si cette formalité n’a pas été respectée, le bailleur pourra demander la résiliation devant le Tribunal Paritaire des Baux Ruraux.


Rédacteur : Nolwenn ERAUD - Chambre d’Agriculture - Tél. 05 49 44 74 74

Permanence téléphonique : lundi - mardi - vendredi de 9 H 00 à 12 H 00
Mél : laetitia.calvo@vienne.chambagri.fr


 

Dernière mise à jour : 05 nov. 2007

Chambre d'Agriculture de la Vienne
B.P. 50.001
86550 MIGGNALOUX-BEAUVOIR
Mél :
accueil@vienne.chambagri.fr

La Chambre - Publications - Infos Pratiques - Actualité - CFEFerme Vienne
Bienvenue à la ferme

Notice légale - Écrivez-nous

Rechercher - Plan du site - Contacts