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Statut du Fermage

Le bail et son enregistrement

 

Si la formalité que représente l’enregistrement d’un bail à ferme est généralement facultative, elle n’en présente pas moins des avantages considérables et notamment pour les actes sous seing-privé, c'est-à-dire rédigés par les parties à l’acte ou un tiers n’agissent pas en tant qu’officier public.

L’enregistrement peut se définir comme un acte accompli par l’administration fiscale selon des modalités variables, mais comportant, à la base, une analyse des actes présentés (et constatant des faits juridiques) ou des déclarations effectuées (en l’absence d’acte). C’est cette formalité qui donne lieu, sauf exception (option TVA bailleur), à la perception d’impôts appelés droits d’enregistrement.

 

Un intérêt pour les parties

En règle générale, l’enregistrement est sans influence sur la validité des actes. S’acquitter des droits d’enregistrement assure au preneur et au bailleur une sécurité dans leurs engagements, l’un envers l’autre et envers les tiers.

Cela permet ainsi de donner une date certaine au bail, ce qui peut s’avérer utile pour l’exercice du droit de préemption ou encore pour délivrer congé au preneur ou tout autres actes qui nécessitent d’agir dans certains délais.

Enfin en cas d’acquisition de foncier par le preneur titulaire du droit de bail depuis plus de 2 ans, il bénéficie du régime de faveur du droit de mutation de 0,715 % au lieu de 5,09 %. Toutefois, dans ce cas particulier l’enregistrement est facultatif depuis 2001 : la preuve de l’existence d’un bail par tous moyens étant acceptée.

Le fait que le bail soit enregistré permet surtout de rendre le bail opposable aux tiers et notamment à l’acquéreur éventuel du fonds qui ne pourra pas nier l’existence du bail.

En pratique

Le bailleur et le preneur sont solidaires envers le Trésor pour le paiement des droits. Le paiement est supporté uniquement par le bénéficiaire de l’acte, c'est-à-dire le preneur.

Si les actes notariés font partie des actes pour lesquels l’enregistrement est obligatoire, dans le cadre d’un acte sous seing privé, le défaut d’enregistrement ne remet pas en cause la validité du bail.

Tarif

Pour l’enregistrement des baux nouveaux, ou leur renouvellement un droit d’enregistrement fixe de 25 € est perçu par les impôts.

Pour la présentation des actes relatifs aux cessions, résiliations ou tout autre acte qualifié d’innomés, un droit fixe de 125 € est perçu.

Bien que non obligatoire depuis le 1er janvier 1999, la formalité d’enregistrement du bail est vivement conseillé car elle produit des effets non négligeables à terme.


Rédacteur : Nolwenn ERAUD - Chambre d’Agriculture - Tél. 05 49 44 74 74

Permanence téléphonique : lundi - mardi - vendredi de 9 H 00 à 12 H 00
Mél : laetitia.calvo@vienne.chambagri.fr


 

Dernière mise à jour : 08 oct. 2007

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